Provisoire...
- Bernard Novet
- 3 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 nov. 2025
À chaque saison ses floraisons ou ses feuilles séchées.
À chaque projet, son visuel de travail. Sa première émotion.
Étrange, ce besoin - pour moi, les autres, je ne sais pas - de travailler à un visuel provisoire.
Est-ce que je fonctionne au visuel ? À l'émotion que procure une image - formes et couleurs ? Sans doute qu'il y a de ça.
Il y a un besoin de s'approcher de ce qui pourrait résumer l'émotion de l'instant de création. J'imagine que normalement, quand on écrit, on n'est pas forcément dans le royaume de l'image. Et c'est justement là que je dois bien reconnaître ma différence. J'écris en images. Au point de vouloir même parfois mettre en scène les phrases et les mots. Les paragraphes.
Avec ces images provisoires (j'ai fait une petite page spéciale là-autour, que vous pouvez voir ici), je me laisse guider par ce que je peux faire, ce que je peux imaginer, ce que d'autres peuvent faire ou imaginer, parfois. Puis il faut réagir. Se dire que, oui, cette image me parle et me pousse à avancer. Ou au contraire que non, cette image ne correspond plus à ce que je veux faire.
C'est parfois très étonnant : je découvre que le personnage sur la photo ne pourrait pas dire ce que je lui ai fait dire. Lequel a raison ? Moi, ou l'autre moi ?
Ou je découvre que l'image que je propose correspond à d'autres réalités pour d'autres personnes. Que diront-ils du texte ?
Avec ça, les images provisoires changent. S'affinent. Parfois disparaissent pour mieux revenir autrement.
Que deviendra celle-ci, qui illustre en IA le premier chapitre de "Mont-Rouge", que j'imagine pour 2026 ?
Wait and see...

En réalité, je ne crois pas que je puisse totalement m'en passer.
J'ai besoin de cette petite carte de visite.
Cet instantané qui me regarde et me dit : tu vois, on va par là !...
Il y a aussi le temps de la création, pris sur celui réservé à l'écriture. Comme si je tournais autour des émotions à livrer, à affiner en cours de relecture et de corrections.
Que dirait un éventuel éditeur ? Parce qu'évidemment, il ne s'agit pas là d'un format de couverture de roman.
On verra bien.

En attendant d'autres nouvelles, je vous laisse avec la bête. Vous savez, celle qui trône sur le sommet du Mont-Rouge...

Affaire à suivre !
La page Mont-Rouge est par ici : Mont-Rouge
Celle de mes anciens visuels provisoires, par là.

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